Journal d'un passage
Mardi 10 décembre
Une curieuse éducatrice …
Judith rencontre Madame Flagonard à l’Aide Sociale à l’Enfance. Celle-ci ne pourra pas être présente quand la mère amènera l’enfant, ni passer les voir avant une quinzaine de jours. Elle part en formation et a beaucoup de travail. Par contre elle peut, immédiatement agréer Judith et Charles “famille d’accueil” !
C’est un refus très net, Judith et Charles ne seront jamais “famille d’accueil”, ce n’est pas leur projet. Cet agrément en urgence serait par ailleurs une insulte à toutes les familles qui passent par de longues étapes avant de l’obtenir !
Ils refusent toute rétribution et acceptent, uniquement la part entretien (destinée à remplacer les allocations familiales), à condition que cet arrangement ne prive pas la mère de ses revenus.
et des enseignants chaleureux !
A 16 heures 30 discussion avec la Directrice de l’Ecole Maternelle Louise Georges, puis avec Elie, l’enseignant qui aura Farez dans sa classe.
Judith choisit de donner une information totale à ces deux personnes devant l’urgence de la demande et le curieux de la situation.
En effet, Farez devra parfois manger à la cantine et il reviendra alors à cet enseignant de lui donner le fameux rétrovir (médicament). On ne va quand même pas réclamer un médecin scolaire ou PMI pour cela ! D’autant qu’il y a de grandes chances pour que personne ne soit disponible … et que Farez se retrouve sans école !.
Accord immédiat sans aucune réticence. Remarque de Elie : “Aucun problème, il faut simplement m’indiquer si je dois prendre des précautions particulières pour protéger Farez et éventuellement pour protéger les autres enfants“.
Judith savoure l’ordre dans lequel sont formulées les questions. Tout s’annonce bien finalement.
Farez
Farez arrive à 18 heures avec Amelle, sa maman, et Hervé Henri
Farez est là, avec ses grands yeux étonnés derrière un petit air résigné.
Une immense tendresse envahit judith, l’espace d’un instant ses pensées plongent dans l’avenir, son regard enveloppe Farez, il est là, il est beau, il est bien vivant, et tout sera fait pour qu’il le reste !
La maman montre une grande fatigue. Elle a oublié les médicaments de l’enfant, elle les apportera le lendemain. Elle dit que Farez a une bronchite et qu’elle n’a pu consulter le médecin. Judith et Charles s’inquiètent, il semble avoir déjà un passé médical assez chargé, contrairement à ce qu’ils avaient cru comprendre, ou à ce que l’on avait voulu leur faire entendre, aussi, dès le départ de la maman Judith pense qu’il est préférable de consulter un médecin le soir même.
19 heures : le médecin qui suit la famille accepte de les recevoir tout de suite. Il est d’abors surpris par l’âge de Farez : “je croyais qu’ils décédaient tous vers 2 ans !“. Il accueille Farez avec beaucoup de gentillesse et, dès le lendemain, il se plongera dans la documentation concernant le VIH et l’enfant.
Il ordonne le bactrim oublié par la maman et des sirops. Farez n’a rien de très grave et ne relève pas de prise d’antibiotiques.
Farez raconte des anecdotes, il bavarde beaucoup. Il se couchera sans problème dans la chambre de Samuel qui a son âge.
Pages: 1 · 2 · 3 · 4 · 5 · 6 · 7 · 8 · 9 · 10 · 11 · 12 · 13 · 14 · 15 · 16
Commentaires en attente de modération
Cet article a 5 réactions en attente de modération...