Journal d'un passage
Coups de théâtre
Samedi 25 Janvier
Coup de théâtre ! Encore !
La famille de Amelle arrive à Laville : le père, la mère, trois filles et le fiancé d’une d’entre-elles.
Ils ont été prévenus par Aides que la santé de leur fille posait problème. Mais de quoi se mêlent les gens ?
Le roman élaboré par Amelle s’effondre. En fait ses parents ne l’avaient pas rejetée à cause de la maladie. Ils n’étaient pas satisfaits du mariage qu’elle avait contracté avec le père de Farez. Bien entendu ils ne savaient RIEN de sa séropositivité ni de celle de Farez.
Ils apprennent tout, d’un coup, de la bouche du Professeur Mermier. Ils ont demandé à voir Farez et Madame Flagonard pour une fois s’est jetée sur le téléphone … il est midi.
Madame Flagonard joue d’une autorité totalement usurpée : Judith et Charles doivent amener l’enfant tout de suite au CHU. Dans le souci du bien être de Farez ils ne protestent pas mais décident de l’accompagner et de rester à ses côtés. Farez semble peu satisfait à la perspective de rencontrer grands parents oncles et tantes qu’il ne connaît pas. Il insiste pour finir son repas, avec les enfants, avant de partir.
Laurent, le frère de Charles, et Madame Ombelle sa belle-mère, sont là, exceptionnellement aujourd’hui (Laurent réside à Pau !). Ils se proposent immédiatement pour occuper les Emmanuelle, Samuel et Clara pendant l’absence de leurs parents.
Amelle a demandé à ses parents de prendre Farez avec eux car “il est battu dit-elle” (c’est la fessée de la piscine dont Farez a parlé, assez fièrement d’ailleurs).
La famille inquiète s’informe auprès de Hervé Henri et de Madame Flagonard qui les rassurent.
Fabuleuse leçon de dignité que la rencontre avec ce père pour qui s’effondre un monde mais qui garde toute sa maîtrise de lui-même, et trouve un mot amical pour chacun des présents. Il y a effectivement du monde dans les couloirs de l’hôpital : la famille de Amelle, Hervé Henri, Georges (volontaire à Aides), Madame Flagonard … Les tantes de Farez jouent affectueusement avec lui mais l’atmosphère reste bien lourde pour un petit garçon. Jean Luc Henri le “colonise”, il le fait sauter en l’air “pour qu’il ne se rende pas compte” ! quelle inepsie ! Le rire forcé de Farez témoigne de son malaise.
La famille de Amelle en est consciente. Elle réalise très vite qu’elle ne peut pas décider tout de suite de prendre Farez avec elle. Elle essaye de nous faire passer le message suivant : “Farez est bien là où il est, il ne faut pas le bousculer, gardez-le“. Moment un peu gênant : celui où la grand-mère de Farez lui demande qui est cette Emmanuelle dont il parle, réponse de Farez “c’est la fille de Judith“, “ta sœur, donc !” dit la grand-mère, “sa cousine” rectifie Charles.
Ces heures passées au CHU sont particulèrement éprouvantes. Entre les cris et les pleurs des parents désolés, le quasi mutisme de Amelle pâle au milieu des draps blancs, la fausse jovialité de Hervé … Farez paraît de plus en plus inquiet. Judith et Charles décident d’abréger, ils le ramènent et précisent à Madame Flagonard que, si une telle situation devait se reproduire, elle veuille bien prévenir au moins une journée à l’avance afin de préparer psychologiquement Farez.
Il est 16 heures, Farez s’endort dans la voiture. Pour faire une coupure ?
Dimanche 26 janvier
Après midi chez des amis. Agréable moment.
Mercredi 29 janvier
Coup de téléphone à Madame Dolich, la psychologue qui a rencontré Farez par le passé. Devant l’urgence de la situation elle le reverra le 4 février. Elle estime indispensable de transmettre à Judith quelques informations.
Farez est un petit garçon très fragile. Il a vécu des traumatismes profonds et, notamment, un simili enlèvement par la sœur de son père, en Tunisie, séjour qu’il associe à une intervention de militaires. Ce souvenir terrorise Farez sans qu’il puisse le préciser. Judith relate les derniers évènements. Il faut absolument protéger l’enfant et les événement qui se sont déroulés au CHU 25 janvier ne doivent plus se reproduire.
Les démarches de Madame Herbier ont été couronnées de succès : une famille souhaite rencontrer Judith et Charles et envisage d’accueillir Farez. Longue discussion téléphonique, suivie d’une visite de Lucien à qui Charles confie ce simili-journal.
Lucien et Joséphine ont perdu un enfant à quelques mois et, si Joséphine dit être sure d’elle, Lucien hésite encore. L’hypothèque pesant sur le devenir de Farez lui semble insupportable. Ils ne veulent pas rencontrer l’enfant avant d’avoir arrêté leur décision. Ils paraissent assez extraordinaires.
Alors s’expriment, chez Juddith, charles et leurs enfants, des sentiments totalement ambigus.
Tous espèrent l’accord de Lucien et Joséphine et tous se sentent très malheureux à l’idée de quitter Farez !.
Pour les enfant l’avenir reste clair : Farez repartira avec sa maman ou ira chez des amis de judith et Charles.
Pages: 1 · 2 · 3 · 4 · 5 · 6 · 7 · 8 · 9 · 10 · 11 · 12 · 13 · 14 · 15 · 16
Commentaires en attente de modération
Cet article a 4 réactions en attente de modération...