"Demain, je reviendrai", histoire d’un immigré clandestin et d’une censure

RESF 25 s'élève contre la censure du livre du lauréat du concours littéraire « Litteratura Jeunesse » organisé par le Conseil Général du Doubs par le Conseil Général du Doubs.
Intitulé « Demain, je reviendrai », l'ouvrage traite du parcours et de la souffrance d'un immigrant clandestin. Il a été choisi à l'unanimité par le jury. Sa publication est refusée au motif ahurissant dans un pays démocratique qu'il serait « trop engagé » et qu'il pourrait déplaire à la Préfecture et nuire aux négociations en cours avec elle !
Tout en considérant que cette affaire en dit long sur le climat politique détestable qui règne actuellement en France s'agissant d'immigration, RESF estime que le Président du Conseil Général du Doubs s'honorerait en reconsidérant sa décision et en publiant ce livre, sans craindre des représailles qui seraient scandaleuses. C'est la liberté d'expression et de création qui est en jeu.
Cliquer sur ce lien pour télécharger l'ouvrage
Ci dessous le message de Karine Epenoy, l'auteur de l'ouvrage et lauréate du concours :
Bonjour !
J’ai participé cette année au concours littéraire "Litteratura Jeunesse" organisé par le conseil général du Doubs. Comme vous le savez déjà peut-être, ce concours est national et aussi ouvert aux frontières pour les pays limitrophes francophones. Le lauréat se voit publié par le conseil général et participe au salon du livre "Les mots doubs" en septembre.
Le jury composé de professionnels du livre et de membres du conseil général m’a désignée lauréate en cette année 2008 à ce concours.
Or, le président du conseil général a refusé que mon manuscrit soit publié malgré le vote. C’est la 1ère fois que le lauréat n’est pas publié depuis 5 ans que le concours existe ! Mon ouvrage s’intitule "Demain, je reviendrai" et raconte le parcours et la souffrance d’un immigrant clandestin, reconduit à la frontière en fin d’ouvrage. Il raconte une réalité sociale de souffrance qui existe notamment tout près de chez nous puisqu’il en est très question en ce moment à Besançon et Montbéliard. Il a été écrit pour raconter ce fait d’actualité à des enfants de 12 ans, mon objectif étant que l’actualité, aussi terrible qu’elle soit, soit accessible dès le plus jeune âge.
Les raisons de cette non publication : « votre ouvrage est trop engagé », « votre ouvrage pourrait nuire aux négociations entamées actuellement entre les élus locaux et la préfecture pour ne pas renvoyer certaines familles habitant actuellement à Besançon et Montbéliard qui sont menacées d’expulsion ». « Le conseil général est une institution qui ne peut en aucun cas prendre parti, elle se doit de rester neutre et la publication d’un tel ouvrage pourrait provoquer une grande polémique qui irait à l’encontre de ces familles ».
Les membres du jury ne comprennent pas...
J’essaie de comprendre les motivations de cette non publication mais l’ampleur de leurs propos m’échappe : de quoi les élus ont-ils peur exactement ? D’une répression de qui ? D’une réaction négative de qui ? En quoi un ouvrage destiné aux enfants peut-il aller à l’encontre de négociations ?Outre le fait que je sois déçue par la non publication de mon ouvrage alors que je suis la lauréate, je suis surtout effrayée par une telle réaction : en effet ne peut-on plus à l’heure actuelle publier un ouvrage (qui ne fait que relater une vérité sans prendre en aucun cas position) destiné à des enfants sans avoir peur de représailles ?
L’histoire que j’ai écrite a eu vote unanime des membres du jury professionnels du livre, je pense qu’il mérite donc certainement d’être publié. Suite à cette histoire, ma volonté de le publier est d’autant plus forte. Je voudrais qu’il soit publié pour imposer le respect et la liberté de l’expression lorsqu’il s’agit de la défense des droits de l’Homme et de l’enfant. Je souhaite que mon livre soit publié et que toutes les recettes de la vente soient destinées à une ONG qui défend ces droits. J’attends une réponse mi septembre des éditions Syros en collaboration avec Amnesty International.
Merci de l’attention que vous aurez portée à cette histoire, je pense qu’il est important que beaucoup de gens soient au courant... A diffuser auprès de qui vous voudrez !
Karine Epenoy
Vous êtes invités à découvrir les logiciels libres... les quoi ?
Vous êtes invités à découvrir les logiciels libres ... les quoi ?
Bon, je vais vous raconter l'histoire du marteau et du logiciel ....
Quel rapport me direz-vous ?
Un marteau sert, par exemple, à planter des clous, un logiciel sert à faire "des choses" sur un ordinateur : écrire une belle page de texte, avec de jolies couleurs, faire de savants calculs, se promener sur le "ouèbe" ....
Donc ce sont tous deux des outils.
Prenons maintenant l'exemple du marteau.
J'ai un clou. je veux planter ce clou dans le mur de ma chambre pour y accrocher un tableau. Deux cas de figure se préentent :
- j'ai un marteau. Je peux effectuer l'opération souhaitée sans atternoiement.
- je n'ai pas de marteau ... mais j'ai un voisin sympathique qui en a un, je le lui emprunte et je plante mon clou.
Puisque je dispose d'un marteau je vais l'utiliser, dans mon jardin (changement de lieu et d'usage) pour planter les piquets de la tente de mes enfants.
Et puis, le manche me parait bien court, je vais le transformer en le dotant d'un manche plus long (avec ou sans en référer au voisin selon qu'il s'agit de mon marteau ou du sien).
Et là, nous sommes bien d'accord, le fabriquant de marteaux ne s'insurgera pas contre ces divers usages ... d'ailleurs il ne sait même pas que j'utilise un marteau réalisé par ses soins !
Et maintenant passons au logiciel.
Mon fils a besoin d'un curriculum vitae ...
Là encore, deux cas de figure :
- j'ai, sur mon ordinateur, le logiciel de traitement de texte nécessaire à l'opération : celle-ci peut être envisagée.
- je n'ai pas de logiciel de traitement de texte sur mon ordinateur ... j'ai toujours un voisin sympa ... mais peut-il me prêter son logiciel ?
Et ma cousine Berthe qui voudrait écrire ses mémoires ? Elle a un ordinateur flambant neuf sur un coin de la table de la salle à manger ... mais pas ce fameux logiciel de traitement de texte .... Doit-elle courrir scéance tenante chez le marchand pour acquérir contre quelques billets ce fameux logiciel ?
S'il s'agit d'un traitement de texte "propriétaire" ... ni mon fils, ni ma cousine ne pourront mener à bien leur projet sans avoir satisfait à l'acquisition du fameux logiciel.
Et, toujours dans ce cas, si j'ai deux ordinateurs chez moi, je devrai même payer deux licences pour avoir le droit d'utiliser ce logiciel sur chacun des ordinateurs sous peine de me placer dans l'illégalité.
Il existe pourtant une solution qui satisferait tout le monde : légale, peu onéreuse (voire gratuite), fiable et performante :
La suite bureautique libre "Open Office" (traitement de texte, tableur, diapositives, dessin ...).
De même, pour éviter le spamm et les publicités, le logiciel libre "Mozilla" (navigateur, gestionnaire de courrier, composeur de pages HTML) offre toutes garanties.
Il existe de nombreux logiciels libres fonctionnant sous divers systèmes d'exploitation (Windows, Mac OS, Linux).
Gage de sérieux supplémentaire : comme le code source de ces logiciels est disponible pour tous (voir encadré) des développeurs du monde entier, traquent les "bugs" (erreurs de programme), suivent leur mise à jour, les améliorent ... et mettent à disposition de tous les corrections et modifications.
N'hésitez plus, venez découvrir des logiciels "libres" qui changeront votre regard sur l'informatique logicielle.
Qu’entend-on par logiciel libre ?
Un logiciel est une suite d’instructions qui constitue un programme, écrit par un humain dans un langage particulier, destiné à être exécuté par une machine.
Il existe divers langages de programmation : python, C, java, XML, ...
Tout humain peut lire le code des instructions, et toute personne instruite dans le langage utilisé peut le comprendre. C’est le "code-source", ou "les sources".
Mais cette suite d’instructions, la machine ne peut pas la comprendre, il faut donc la traduire en langage machine,une suite de chiffres 0 et 1. L’opération se nomme compilation, le résultat donne ce que l’on appelle "les binaires".
L’acquisition d’un logiciel propriétaire donne accès aux binaires, la machine peut donc exécuter le programme mais les humains ne peuvent pas lire le code.
A la différence, un logiciel libre est livré avec son code-source, ce qui signifie que toute personne comprenant le langage utilisé peut le lire,et eventuellement le modifier.
C’est un gage
de transparence : on sait ce que fait exactement le logiciel, pas de fonction cachée !
de sérieux : on peut juger de la "propreté" du code.
Les logiciels libres placés sous licence GNU/GPL donnent une grande liberté à l’utilisateur
liberté d’utilisation : on peut recopier, distribuer le programme
liberté d’action : on peut modifier le programme pour l’adapter plus précisemment à ses besoins.
Le Diable et Daniel Silverman
Théodore Roszak - Le Livre de Poche, 2007
Daniel Silverman, écrivain en perte de vitesse, est invité pour une conférence littéraire dans une communauté évangélique intégriste d’une petite ville du Minnesota.
P'tit Lu ... Champion es-féminisme !
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Cet épisode est responsable de la création de ce blog... je reviendrai un jour sur cette responsabilité.
Tea Bag
Henning Mankell - Seuil, 2007
Tea Bag, Tania, Leila et quelques autres vont bouleverser la vie trop lisse de Jasper, écrivain suédois en quête de succès.
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